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Les enjeux par région / ARTICLE
 
ILE-DE-FRANCE Bien assise dans les Hauts-de-Seine, l'UMP entend faire reculer la gauche en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne
La droite espère coiffer la «petite couronne»


P. S.
[30 mai 2002]

Dans les trois départements de ce qu'on appelait autrefois la « petite couronne », la droite est sortie minoritaire en nombre de députés aux élections législatives de 1997 : sur 38 circonscriptions réparties entre les Hauts-de-Seine (13 sièges), la Seine-Saint-Denis (13 sièges) et le Val-de-Marne (12 sièges), le RPR, l'UDF, DL et le RPF en détiennent 18, dont 10 dans le seul département des Hauts-de-Seine.

L'objectif de l'UMP est bien évidemment d'inverser le rapport des forces en regagnant des circonscriptions dans les deux départements gérés par le Parti communiste, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, où la bonne implantation de l'extrême droite lui avait été néfaste en 1993. L'ancien ministre RPR de la Ville, Eric Raoult, espère ainsi prendre au divers gauche Alain Calmat, élu contre lui en raison d'une triangulaire avec le FN, la 12e circonscription de Seine-Saint-Denis, département qui envoie 11 députés de gauche au Palais-Bourbon contre 2 au RPR. Dans la 13e circonscription, le maire socialiste de Noisy-le-Grand semble en difficulté face au candidat de l'UMP. Le score de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle laisse présager autant, sinon plus, de triangulaires dans ce département, où le parcours personnel d'Elisabeth Guigou, candidate à la succession de Véronique Neiertz à Bondy, est à surveiller de près (lire ci-contre).

Dans le Val-de-Marne, où le rapport entre la droite et la gauche est strictement équilibré (6 sièges de chaque côté), une circonscription offre un duel très serré, désormais traditionnel, entre le candidat de l'UMP, Richard Dell'Agnola, maire RPR de Thiais, et le maire socialiste de L'Haÿ-les-Roses, Patrick Sève. Dans les autres circonscriptions à suivre, les duels sont internes à chaque camp. La droite est divisée dans la 1re circonscription, dont le député UDF sortant est tout de même favori, dans la 6e, laissée vacante par l'ancien président du conseil régional Michel Giraud (lire ci-contre), et dans la 7e. A gauche, un candidat socialiste, le maire de Cachan, Jean-Yves Le Bouillonnec, pourrait mettre fin à la domination communiste dans l'ancienne circonscription de Georges Marchais, à condition de rallier à sa cause les Verts, représentés par l'éphémère candidat à la présidentielle Alain Lipietz.

Dans les Hauts-de-Seine, peu de changements de l'équilibre droite-gauche (10 sièges contre 3 sièges) sont, sur le papier, plausibles. Les duels internes à la droite sont incertains dans les 7e et 12e circonscriptions, sans risque de basculement à gauche, ce qui n'est pas le cas dans la 5e où l'affrontement entre Patrick Balkany et Olivier de Chazeaux place le socialiste Gilles Catoire en position d'outsider.


 


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