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LÉGISLATIVES Chirac n’a guère profité du repli de la gauche dans la région du premier ministre
Poitou-Charentes : la droite devrait regagner d’anciens fiefs

Par Thierry PORTES
[22 mai 2002]

A moins d’une forte vague bleue, comparable à celle des législatives de 1993 qui avait permis à l’union RPR-UDF d’enlever 15 des 17 circonscriptions de Poitou-Charentes, la région du premier ministre devrait tendre vers l’équilibre les 9 et 16 juin prochain, la droite regagnant quelques sièges perdus en 1997. La présidentielle, sur les quatre départements de Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vienne, a enregistré un net recul de Lionel Jospin, qui perd entre 8 et 10 points par rapport à son score de 1995. Mais Jacques Chirac n’a pas profité de ce repli, ses résultats demeurant stables d’une élection l’autre, autour des 19 %. Et puis, surtout, le compte n’y est pas pour la droite gouvernementale, celle-ci reculant fortement par rapport à la présidentielle de 1995, quand Edouard Balladur faisait alors quasiment jeu égal avec Jacques Chirac.
Ici, pas de percée de Jean-Marie Le Pen, qui n’a franchi la barre des 12,5 % des inscrits dans aucun des quatre départements. A l’instar des autres régions de l’Ouest (Bretagne et Pays de la Loire), Poitou-Charentes ne devrait pas connaître de triangulaires aux législatives. En fait, la seule nouveauté du scrutin présidentiel a résidé dans les scores du chasseur Jean Saint-Josse, dont la moyenne régionale s’est établie à 7,82 %. Au total, après des municipales qui ont confirmé les maires sortants à leurs postes, la carte politique de Poitou-Charentes ne semble devoir évoluer qu’à la marge en juin prochain.
La liste des candidatures reflète fort bien cette stabilité : 15 des 17 députés sortants ont été réinvestis, la quasi-totalité étant donnés favoris. Ainsi, en Charente, les socialistes Jean-Claude Viollet (PS) et Jean-Claude Beauchaud à Angoulême, Marie-Line Reynaud (PS) à Cognac et Jérôme Lambert (PS) à Confolens. En Charente-Maritime, l’avantage est également au député sortant et maire de La Rochelle, Maxime Bono (PS), à son ancien collègue de l’Assemblée promu ministre, l’UMP-UDF Dominique Bussereau, et à Didier Quentin (UMP-RPR) à Royan.
Dans la Vienne, Alain Clayes (PS) à Poitiers, Arnaud Lepercq (UMP-RPR) à Montmorillon, Jean-Pierre Abelin (UMP-UDF) à Châtellerault sont également donnés gagnants. Comme, enfin, dans les Deux-Sèvres, où se représentent Geneviève Perrin-Gaillard (PS) à Niort, Jean-Marie Morisset (UMP-UDF) à Parthenay, l’ancien ministre Ségolène Royal (PS) à Saint-Maixent et Dominique Paillé (UMP-UDF) à Bressuire.
Ont une chance de retrouver l’Assemblée trois députés de droite battus en 1997 : Jean-Yves Chamard à Poitiers et Jean-Louis Léonard, qui s’en revient sur Rochefort après un détour par La Rochelle. Tous deux affronteront de nouveaux candidats PS. Enfin, troisième ancien député de droite battu en 1997, Xavier de Roux peut également espérer l’emporter à Saintes.
Plus difficiles seront, a priori, les combats des deux candidats UMP sur la ville d’Angoulême, pourtant dirigée par le maire de droite Philippe Mottet.
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