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LÉGISLATIVES Il y a cinq ans, la gauche avait très fortement progressé dans la région d’Alain Juppé
Aquitaine : la droite veut effacer la déroute de 1997

Par Céline EDWARDS-VUILLET
[23 mai 2002]

Le samedi 31 mai 1997, l’Aquitaine comptait vingt-trois députés de droite (vingt RPR et trois UDF) et quatre socialistes. Le lendemain à 20 heures, le brutal balancier électoral lui donnait vingt-deux élus de gauche contre cinq rescapés à droite. La Dordogne, les Landes et le Lot-et-Garonne ont alors basculé à 100 % à gauche, la droite girondine a été laminée, seules les Pyrénées-Atlantiques ont limité la casse en maintenant un équilibre de 50/50.
Cette année, le nombre pléthorique de candidats devrait limiter les triangulaires. Les chances de CPNT et de l’extrême droite s’éloignent donc en cette terre qui n’a jamais prôné les extrêmes. La percée du Front national, bien que réelle ces dernières années, est inférieure à celle des autres régions françaises.
Il y a cinq ans, alors premier ministre, Alain Juppé, avait arpenté la région, mais son soutien aux candidats de la droite n’avait guère été couronné de succès. Aujourd’hui, le candidat de la 2e circonscription de Gironde, qui ne devrait pas être inquiété chez lui, concentre tous ses déplacements dans les cinq départements de la région, soit une douzaine de réunions ciblées. Il va notamment à Dax et Mont-de-Marsan, deux anciennes circonscriptions de droite où la partie reste jouable pour Jacques Forté et Louis Lauga. Ce dernier, élu en 1986 et 1993, battu en 88 et 97, voit sa tâche compliquée par un candidat UDF, tout comme Jean-Paul Garraud, dans le Libournais, qui aurait pourtant de vraies chances de reprendre à Gilbert Mitterrand une circonscription qui a toujours voté à droite dans les scrutins nationaux.
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