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Les enjeux par région / ARTICLE
 
LÉGISLATIVES Trois personnalités d’envergure nationale, Philippe Séguin, André Rossinot et Christian Pierret, ne briguent pas de nouveau mandat
En Lorraine, le FN brouille les cartes


Henri Paillard
[27 mai 2002]

En Lorraine, un petit phénomène politique se produit à l’occasion de ces élections législatives. Trois personnalités bien implantées sur place depuis une vingtaine d’années ont choisi de ne pas briguer de nouveau leur siège de député. Il s’agit d’André Rossinot (radical), maire de Nancy, député de Meurthe-et-Moselle (1re circonscription) de 1978 à 1997, de Philippe Séguin (RPR), ancien maire d’Epinal, député des Vosges (1re circonscription) depuis 1978, et de Christian Pierret (PS), maire de Saint-Dié (1989-1997) et de nouveau depuis 2002, élu dans les Vosges (2e circonscription) de 1978 à 1993, réélu en 1997. Tous trois ont bénéficié de solides implantations locales, ils ont été ministres, Séguin a été président de l’Assemblée nationale, ils ont joué un rôle certain (plus ou moins important, certes) dans leurs partis respectifs, ils n’ont pas l’âge de la retraite mais ils ont fait, pour des raisons diverses, un choix qui les éloigne de la vie parlementaire dont ils furent tous trois des acteurs très présents.

La Lorraine est confrontée aux mêmes problèmes que les autres régions, à savoir la prolifération des candidatures et la forte poussée du FN, ce qui rend tout pronostic fort aléatoire. La montée de l’extrême droite est particulièrement sensible dans la Moselle où elle atteint 29 % dans la 6e circonscription (Forbach) ou 27 % dans la 7e (Saint-Avold). Une victoire d’un candidat FN n’est pas à exclure dans ce contexte.

Dans les Vosges, une curieuse querelle locale oppose le sortant François Vanneson (RPR), à qui l’investiture UMP a été refusée et qui se retrouve avec le label UDF.

En Meurthe-et-Moselle, Lunéville reste une circonscription (4e) difficile pour la droite, même si François Guillaume (UMP-RPR) a réussi à s’y maintenir en 1997. Dans la 5e (Toul, Pont-à-Mousson), Jean-Yves Le Déault (PS), député sortant, effectue une sorte de retour car il s’était beaucoup consacré à Nancy ces dernières années dans la perspective des municipales, puisqu’il avait tenté de battre André Rossinot.

Dans la Meuse, Gérard Longuet, président du conseil régional de Lorraine, député de 1978 à 1981 puis de 1988 à 1993, battu en 1997, a réussi son entrée au Sénat. Dans son ancienne circonscription, Alain Perelle (UMP) s’oppose au député PS sortant François Dosé. Verdun (2e circonscription) reste une ville fort complexe en raison de l’attitude fluctuante et souvent imprévisible d’Arsène Lux, ancien député, ex-RPR devenu RPF.
 


LA NOUVELLE ASSEMBLÉE :

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