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Les enjeux par région / ARTICLE
 
Battu en 1997, le conseiller régional RPR prépare sa revanche
Langenieux-Villard veut imposer ses initiales dans l'Isère


S. H.
[07 juin 2002]

Il fait partie de ces jeunes espoirs de la génération 1993, battus au champ d'honneur après la dissolution de l'Assemblée, en 1997. « A cause de la vague rose, dit-il, car j'ai toujours été un député de terrain. » Philippe Langenieux-Villard, 47 ans, maire d'Allevard-les-Bains (Isère) depuis 1989, président du groupe RPR au conseil régional Rhône-Alpes, ne se décourage pas facilement. Avec son physique de gendre idéal, cet ancien conseiller en communication, qui a connu le premier ministre Jean-Pierre Raffarin chez l'un des papes de la spécialité, Bernard Krief, avant de créer sa propre société, « Majeure », revendue en 1989, a la passion de la politique. Il a longtemps travaillé pour les autres, avant de se lancer pour son propre compte.

Battu en 1988 par Edwige Avice (PS), alors ministre délégué aux Affaires européennes, et protégée de François Mitterrand, « PLV » entre au Palais Bourbon en 1993, cette fois par la grande porte, fort d'un score de 57,21 % des voix, toujours face à Edwige Avice. La recette ? Du terrain, encore du terrain, et un zest de politique nationale, pour être connu des médias. Le premier ministre Edouard Balladur le nomme parlementaire en mission, et lui confie un rapport sur la simplification administrative, dont certaines dispositions seront appliquées, à titre expérimental, dans l'Isère.

En 1997, PLV est sûr de son fait. La foudre lui tombe sur la tête quand il découvre qu'un candidat PS, désigné à la dernière minute, François Brottes, élu de Crolles, emporte la 5e circonscription, avec 51,71 % des voix au second tour. C'est le raz-de-marée PS, en Isère comme partout en France.

A la région comme dans sa mairie, PLV prépare déjà la campagne de 2002. « François Brottes est connu des élus, pas de la population », lâche le candidat RPR, investi par l'UMP, qui a eu l'habileté de prendre pour suppléante la plus jeune conseillère municipale de Saint-Egrève, chef-lieu de la circonscription, Caroline Dupont-Ferrier. « On m'appelle déjà monsieur le député », ironise Philippe Langenieux-Villard, qui fait campagne sur « les valeurs, l'expérience et la proximité ». Il promet d'« abandonner ses responsabilités régionales » en cas de réélection, et « appelle les citoyens à éviter une nouvelle cohabitation ».


 


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